« Meharees » de Theodore Monod, extrait

“ En mer comme au désert, vivre c’est avancer sans cesse, à travers un décor à la fois immuable et changeant, identique à l’oeil et que l’on ne saurait différent sans le témoignage du sextant, de la montre et de la boussole, s’aventurer comme à tâtons sous les plus éclatants soleils, savourer l’amertume de se sentir, en pleine marche, prisonnier d’un espace pourtant sans barreaux, et plus étroitement confiné, en cette libre immensité, qu’au plus étroit des cachots qui, lui, du moins, a une porte … ”